Le cours de philosophie et de citoyenneté, destiné aux élèves des écoles de l’enseignement officiel, comporte une heure obligatoire pour tous et une deuxième heure pour ceux qui ne choisissent pas le cours de religion ou de morale.

Les principaux objectifs de ce cours sont :

  • De favoriser le vivre ensemble et de permettre à chaque élève de se développer en tant que personne et citoyen.
  • De mettre en place les conditions permettant aux élèves d’horizons différents de construire ensemble une société pluraliste, durable et harmonieuse.
  • D’offrir un espace commun de discussion et découverte des différents courants philosophiques, religieux et les textes fondateurs des sociétés démocratiques.
  • D’engager les élèves dans la vie sociale et l’espace démocratique en favorisant le questionnement, la construction d’une pensée autonome et critique.

Pour le primaire

Dans l’introduction au programme du cours de l’enseignement primaire, il est précisé que la conception du cours de philosophie et de citoyenneté sous-tend une vision de l’enfant comme un être capable :

  • de s’affirmer, de s’impliquer, de s’engager dans son évolution, dans son émancipation personnelle, dans celle de la société et du monde auquel il appartient, sur base d’actions, de décisions, de choix étayés;
  • de développer sa pensée, de prendre position de façon autonome et réfléchie sur des questions, des situations, des actions comportant des enjeux éthiques, moraux, sociaux, économiques, politiques, philosophiques, environnementaux… adaptées à son niveau de développement. (1)

Pour le secondaire

Le CPC articule la démarche philosophique aux enjeux et à la pratique de la citoyenneté. Il s’appuie sur la philosophie, ses pratiques (débat et discussion philosophiques, colloques des philosophes, lecture de textes…) et son histoire, et prend en compte les apports des autres disciplines, en particulier des sciences humaines et sociales et de l’histoire des religions et de la laïcité.

Le CPC fait reposer la formation à la citoyenneté sur une conception forte et active de la démocratie: la démocratie renvoie moins à un régime institué qu’à la capacité collective des citoyens à mettre en jeu les principes, les modes de fonctionnement, et les formes mêmes de la citoyenneté. Dans ce cadre, l’apprentissage de la pratique du débat et le développement d’un regard critique sur ce que telle ou telle forme de débat permet et empêche, jouent un rôle central.

En articulant la démarche philosophique à la citoyenneté, le législateur indique qu’il ne s’agit pas de former à la philosophie « en général » et pour elle-même, mais de former à une approche philosophique des enjeux et des pratiques de citoyenneté.

<small>(1) « Cours de philosophie et de citoyenneté. Programme d’études commun. Cycles 2,3 et 4. Cadre pratique. Référentiel d’activités », WBE- CECP-FELSI, octobre 2017, p. 4.</small>